1er mai à Annecy : Entre mémoire historique et résistance face aux réformes du gouvernement !
Nous nous sommes rendus à la manifestation intersyndicale à Annecy qui a rassemblé près de 500 personnes. De nombreuses forces syndicales et organisations politiques étaient présentes.
Une intersyndicale unie dans les rues haut-savoyardes
Nous nous sommes rendus à la manifestation intersyndicale à Annecy qui a rassemblé près de 500 personnes d'après France 3, une manifestation où de nombreuses forces syndicales et partis politiques se sont rassemblés, comme la CGT, la CFDT, Force Ouvrière, la Confédération Nationale du Travail, FSU, ATTAC, le PS ou encore LFI.
Le 1er mai : une journée de lutte historiquement menacée
Le gouvernement actuel, via la proposition de loi de Gabriel Attal, vise à élargir la possibilité de faire travailler ou non certains salariés, notamment ceux des boulangeries et des fleuristes, le 1er mai. Cette journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses, subit une nouvelle offensive libérale.
Rappelons d’ailleurs que le 1er mai à déjà été réprimé de façon extrêmement violente en France, comme à Fourmies en 1891 où l’armée tira sur des manifestants pacifiques pour une bilan de 9 morts et 35 blessés ou encore avec la torture de militants anarchistes la même année à Clichy. Enfin, Pétain, en transformant cette journée en “fête du travail” afin d'effacer la lutte des classes, a porté lui un coup symbolique à cette journée de lutte.
Éducation et salaires : les revendications au cœur du cortège
Le 1er mai reste une véritable journée de revendications sociales.
Force Ouvrière, lors de son discours a dénoncé la dégradation des conditions de travail pour les enseignants et enseignantes de l’éducation nationale et la création des “classes de défense” qui constituent un dispositif français de partenariat entre le ministère des Armées et le ministère de l'Éducation nationale qui répond en réalité à une volonté d’embrigadement de la jeunesse dans un contexte où le président de la République nous appelle à « accepter le risque de perdre nos enfants et de souffrir économiquement. »
De son côté, Solidaires a insisté sur des mesures d'urgence comme le blocage des prix, la hausse des salaires et la pleine égalité entre les femmes et les hommes. LFI a rappelé la situation de précarité alarmante des étudiantes et étudiants de notre pays.
Faire barrage à l’extrême droite et au capitalisme
Cette journée fut également un cri d’alerte contre l’extrême droite. Les manifestants ont rappelé que derrière les discours, les votes à l’Assemblée montrent un visage antisocial :
Vote contre la hausse du SMIC.
Opposition à la surtaxe des grandes entreprises.
Abstention sur les lois contre les violences sexistes et sexuelles.
Projets de suppression de la prime d’activité pour les travailleurs et travailleuses étrangers et de l’Aide Médicale d’État (AME).
L'extrême droite représente une menace directe capitaliste, patriarcale et raciste contre les droits fondamentaux.






Crédit photo : Trakt
Sources :
https://basta.media/refus-de-la-parite-et-de-lutter-contre-les-violences-le-rn-ne-defend-pas-les






